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En bref
Pour une clôture ou un claustra, la question n'est pas seulement « quel bois », mais « où sera-t-il ». Un bois en contact avec la terre relève de la classe d'emploi 4 : c'est le « bois classe 4 » des fiches produits ; hors sol, à la pluie, de la classe 3. Choisissez une essence naturellement durable ou un bois thermo-traité, et surtout une construction qui garde le bois au sec.
Les classes d'emploi décrivent la situation du bois une fois en place, pas le bois lui-même. Elles vont de la plus sèche à la plus humide :
| Classe | Situation | Exemples |
|---|---|---|
| 1 | Intérieur, toujours sec | meubles, parquet |
| 2 | Intérieur ou abrité, humidité occasionnelle | charpente, auvent couvert |
| 3 | Extérieur, sans contact avec le sol | bardage, claustra, lames de clôture |
| 4 | En contact avec le sol ou l'eau douce | poteau enterré, bois posé à même le sol |
| 5 | En contact avec l'eau de mer | ponton, pieux en mer |
Un « bois classe 4 » est donc un bois apte à être enterré : soit une essence très durable, soit, le plus souvent, du pin imprégné en autoclave. Pour des lames de clôture qui ne touchent pas le sol, c'est la classe 3 qui compte.
La durabilité naturelle classe les essences selon leur tenue face aux champignons, de 1, très durable, à 5, non durable. Elle ne concerne que le duramen, le cœur du bois. L'aubier, la partie claire sous l'écorce, est peu durable dans presque toutes les essences : c'est pourquoi un mélèze ou un douglas d'extérieur se choisit « purgé d'aubier », et un chêne d'extérieur sans aubier.
Le thermo-traitement est une troisième voie : chauffé sans oxygène à haute température, le bois absorbe moins d'eau, gonfle moins et devient plus durable, sans produit chimique ajouté. Il devient aussi plus cassant : on ne le met pas en poteau, et on pré-perce avant de visser.
Les classes exactes dépendent du lot, de l'origine et du procédé. Nous publierons la classe de durabilité de chacune de nos essences quand notre fabricant nous aura transmis ses données ; d'ici là, nous n'en annonçons aucune.
| Essence | Gamme | Densité indicative | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|---|
| Pin thermo-traité | Essentiel | 450 kg/m³ | brun chaud, léger, stable ; se peint |
| Douglas (cœur) | Essentiel | 530 kg/m³ | rosé, veiné ; l'un de nos bois les moins chers |
| Mélèze (cœur) | Essentiel | 600 kg/m³ | riche en résine, noueux ; grisaille joliment |
| Frêne thermo-traité | Signature | 620 kg/m³ | brun foncé, grain serré ; jamais en poteau |
| Chêne massif | Signature | 720 kg/m³ | dense, tannique ; jamais peint, environ moitié plus cher |
Le chêne contient des tanins : aux premières pluies, il peut laisser des coulures brunes sur une dalle claire, et il noircit au contact de l'acier ordinaire. Nous le visons donc à l'inox, jamais à l'acier galvanisé.
Un bois durable mal posé pourrit ; un bois moyen bien protégé de l'eau tient. Les règles que suit notre configurateur pour chaque claustra extérieur :
Pour la finition et son entretien, saturateur, huile ou grisaillement naturel, voyez notre guide entretenir un claustra extérieur.
Les deux conviennent dehors, choisis en cœur, sans aubier. Le douglas est un peu moins cher chez nous ; le mélèze, plus dense et plus résineux, prend en grisaillant une belle patine argentée. La construction compte davantage que ce choix.
Pour les poteaux enfoncés dans la terre, oui, ou mieux, des poteaux acier comme les nôtres. Pour les lames, qui ne touchent pas le sol, la classe 3 suffit, à condition que l'eau s'en écoule.
Non : il est seulement chauffé à haute température, sans oxygène. Il devient plus stable et plus durable, mais aussi plus cassant, d'où son usage en lames et non en poteaux.
Son cœur fait partie des essences européennes les plus durables, mais son aubier ne l'est pas. Nous ne l'utilisons de toute façon jamais en contact avec la terre : nos poteaux en chêne reposent sur une platine ou une lame inox.